DE CHYEN MARE A BALAN
Aux abords de l’année 1986, trois jeunes ( Maximin Plancy, Jean-Yves Rupert, Jocelyn Régina ) fréquentent le centre culturel Renor Ilmany de Citron où ils s’adonnent aux choses du théâtre et de la poésie. Ils s’initient aux joutes théâtraux et aux techniques du dire et prennent part aux spectacles du groupe du centre ‘’ chyen maré ‘’ que coordonne l’animateur du sermac Frantz Vauban. Là, ils rencontrent Alain Légarès, conteur créole remarquable qui les immerge dans la tradition orale martiniquaise.
Une année après, en 1987, Jocelyn descend en ville et fréquente l’OMDAC, ( l’organisation martiniquaise pour le développement des arts et de la culture ) qui publie un recueil de ses poèmes sous le titre ‘’ BALAN ‘’. La quinzaine de la jeunesse, ( manifestation culturelle reproduite pendant 15 jours dans autant de communes de l’île ), se profile à l’horizon.
Yves Mari Séraline, président de l’OMDAC cherche à étoffer son programme. Il se tourne vers J. Régina afin que ce dernier s’occupe de la partie poétique et théâtrale de la manifestation. Jocelyn réquisitionne Maximin Plancy et Jean Yves Rupert, ses jeunes amis du centre culturel de Citron.
Jocelyn écrit, met en scène ; Maximin et Jean yves jouent. BALAN, formule sketches, avec ces trois-là voit le jour. Pendant des années, ils vont écumer les podiums de la Martinique, jouant dans toutes les conditions pour toutes les couches sociales. Ils animeront des anniversaires d’enfants, interviendront à la prison, iront distraire les plus âgés à l’hospice ou encore les malades à l’hôpital psychiatrique. Partout, ils installent de grands déhanchements de mâchoires tant le rire qu’ils distillent semble thérapeutique.
En 1990, Balan coproduit avec le centre dramatique régional une pièce de théâtre écrite par Jocelyn ‘’ Le dorlis de ces dames ‘’. Le succès est immédiat. Le rire est omniprésent dans la pièce et les martiniquais se déplacent en grand nombre pour assister aux représentations du ‘’ dorlis ‘’.
DE BALAN A BANKOULELE

Par la suite, Jocelyn écrira d’autres pièces qui bénéficieront également d’autant de succès. Par la suite aussi, c’est la naissance d’ATV, petite chaîne de télé de proximité avec qui balan fera un bout de chemin. Une marque de boisson gazeuse s’associe à eux pour proposer à la population martiniquaise une tranche de rire hebdomadaire à l’antenne. Une émission humoristique télévisée vient de naître : ‘’ BANKOULELE ‘’. Après quelques émissions, Thiérry Adèle rejoint le trio initial.
L’impact de cette émission est tel que bientôt, nom de l’émission ‘’ bankoulélé ‘’ remplace celui du groupe. On ne parle presque plus du groupe balan, mais du nord et au sud, de partout de la Martinique, il n’est question que de BANKOULELE. – ‘’Avez-vous vu l’émission ce samedi ? Rappelez-vous de ces réparties ? ‘’ C’est vraiment la folie bankoulélé et médiamétrie explose carrément… Entretemps, Alex Thobor rejoint le groupe et ensemble, ils vont non seulement exploser le petit écran le samedi soir mais aussi les salles de spectacle, ( le grand carbet du parc floral en particulier ) où leurs spectacles sont régulièrement joués à guichets fermés.
Pendant cinq années ( 1993/1998 ), sans lassitude, se renouvelant sans cesse, ils vont tenir le haut du pavé télévisé. Les nombreux personnages qu’ils vont créer et habiter demeureront à jamais dans l’inconscient martiniquais. Bon nombre de leurs sketches seront compilés pour la postérité sous forme de vidéo-cassettes.
En 1999, c’est la sortie en vidéo d’une pièce remarquable avec en personnages principaux ‘’ les makoums ‘’, deux vieilles femmes bien de chez nous et à la langue bien pendue : ‘’ MOUN BÖ KANNAL ‘’.
Aux débuts des années 2000, la troupe s’éloigne de la télévision… Jean Yves la vedette en fait de bankoulélé reçoit plusieurs propositions pour tenter sa chance en Métropole. Il s’initie au one man show… Et tente une percée solitaire. Il sort un single au succès fulgurant ‘’ Mété twel an lè pwel ‘’. Il rencontre ses comparses de temps à autre pour des spectacles en commun. Ces derniers avec Jocelyn à l’écriture, continuent leur chemin.
En 2003, la pièce de théâtre ‘’ GWO PWEL ‘’ sème le bonheur dans les zygomatiques.
En 2005, Jean yves revient en télévision sur ATV avec Thiérry Adèle en reprenant les personnages des makoums… S’en suivront des spectacles, des dvd et des cd… Jusqu’à la création de ce SITE. Nous allons tenter de vous faire vivre ou revivre toute cette aventure en images, en photos, en vidéo et en musique et aussi vous proposer de l’inédit, beaucoup d’inédits car la création est notre raison d’être…
Bankoulélé

